Insensible
Il y a deux ans, à la même époque, je suis mort.
Ce n'était qu'unrêve cauchemar - le pire dont je me souvienne - mais jamais je ne l'oublierai.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, je suis un jeune résistant poursuivi par une milice nazi. Je suis dans une maison. Je monte des escaliers. Deux cachettes s'offrent à moi, une à gauche et une à droite. J'opte pour celle de gauche. A leur tour les S.S. grimpent à l'étage. Ils me découvrent et me descendent.
A ce stade de l'histoire, j'aurais dû me réveiller depuis longtemps. Normalement, on n'asssite jamais à sa propre fin. On se réveille avant. Mais les choses ne se sont pas passées normalement.
Je m'écroule lourdement le long du mur. Mon âme n'a pas quitté mon corps. Je suis toujours conscient. Je vois tout ; j'entends tout ; je ressent tout. Mais mon corps ne répond plus. Je ne respire plus. Mes yeux sont figés. Je ne peux les tourner. Je voudrais bouger mon bras. Rien ne se passe. Je ne le sens plus. Un allemand s'approche de ma carcasse inerte. Je le vois distinctement. Il pointe son arme en direction de mon front. Il arme. J'entends un déclic. Puis une détonation sourde. La balle traverse ma tête. A mon grand soulagement je n'ai pas mal. En fait, je ne sens rien. Le sang coule sur mon visage. Bientôt il recouvre ma vue. Tout est rouge. Tout est noir.
"C'est donc cela la mort ? Le néant, le vide, le silence, les ténèbres..."
Le temps s'écoule. Une seconde, plus, moins, je n'en sais rien. Enfin je me réveille.
J'ai chaud. Je suis en nage. Je tremble. Mon coeur cogne à tout rompre. J'ai le bras levé contre le mur, complètement engourdi. Je n'arrive pas à le bouger. Je me sers de mon autre main. Un instant, la terreur traverse mon esprit comme une flèche dans ma tête. Je suis en état de choc.
Finalement, je me rendors, sans savoir que...
Ce n'était qu'un
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, je suis un jeune résistant poursuivi par une milice nazi. Je suis dans une maison. Je monte des escaliers. Deux cachettes s'offrent à moi, une à gauche et une à droite. J'opte pour celle de gauche. A leur tour les S.S. grimpent à l'étage. Ils me découvrent et me descendent.
A ce stade de l'histoire, j'aurais dû me réveiller depuis longtemps. Normalement, on n'asssite jamais à sa propre fin. On se réveille avant. Mais les choses ne se sont pas passées normalement.
Je m'écroule lourdement le long du mur. Mon âme n'a pas quitté mon corps. Je suis toujours conscient. Je vois tout ; j'entends tout ; je ressent tout. Mais mon corps ne répond plus. Je ne respire plus. Mes yeux sont figés. Je ne peux les tourner. Je voudrais bouger mon bras. Rien ne se passe. Je ne le sens plus. Un allemand s'approche de ma carcasse inerte. Je le vois distinctement. Il pointe son arme en direction de mon front. Il arme. J'entends un déclic. Puis une détonation sourde. La balle traverse ma tête. A mon grand soulagement je n'ai pas mal. En fait, je ne sens rien. Le sang coule sur mon visage. Bientôt il recouvre ma vue. Tout est rouge. Tout est noir.
"C'est donc cela la mort ? Le néant, le vide, le silence, les ténèbres..."
Le temps s'écoule. Une seconde, plus, moins, je n'en sais rien. Enfin je me réveille.
J'ai chaud. Je suis en nage. Je tremble. Mon coeur cogne à tout rompre. J'ai le bras levé contre le mur, complètement engourdi. Je n'arrive pas à le bouger. Je me sers de mon autre main. Un instant, la terreur traverse mon esprit comme une flèche dans ma tête. Je suis en état de choc.
Finalement, je me rendors, sans savoir que...
Publicité