Lights and night
Je pense à toi. Tu me manques. Je t'aime.
Je me rends compte à quel point tout cela manque d'originalité. De logique aussi. Après tout, il ne s'est rien passé.
Tu étais la petite amie de mon meilleur pote. On se voyait souvent. On se chamaillait. On riait. On se faisait parfois des secrets. On complotait. On s'aimait-bien. Vous vous êtes séparés. Le lendemain il te remplaçait. Tu as pleuré. Vous vous êtes remis ensemble. Il était encore avec celle qu'il épousera bientôt. Il ne te l'a pas dit. Par respect pour lui. Et parce que je suis obstinément fidèle en amitié et en amour, je te l'ai aussi caché. Tu as disparue. Je ne te voyais plus. Il n'y avait plus de raison.
Le temps a passé. Je pensais encore à toi. Tu étais mon amie. Tu me manquais. Je vivais ma vie. Il vivait la sienne. Et toi la tienne.
Un soir tu m'as appelé. Je rentrais de l'entrainement. Je me délectais par avance du match à la télé que j'allais regarder quand j'ai décroché. J'étais en voiture devant le portail. J'avais besoin d'avoir les mains libres pour pouvoir rentrer et me garer. Je craignais de te perdre si je te raccrochais. Je suis resté à parler avec toi dans ma voiture, devant le portail.
Nous avons discuter longuement. Tout le match. Je n'aime pas le téléphone et je donnerais ma vie pour le foot. Mais pour toi je sacrifierais tellement plus encore. Eh oui, à l'époque déjà... Nous avons convenu d'une date pour nous revoir. Un dîner. Au départ un italien. Finalement un japonais.
Je te connaissais. Je t'appréciais.Ce soir là je t'ai découverte. Et je t'ai aimée. Tes cheveux, tes yeux, ton nez, ta bouche, ton visage, tes oreilles, ton cou, ta gorge, tes bras, ta peau, tes mains, tes reins, tes jambes ; tout en toi était pour moi une ôde aux délices imprononçables. Ta voix, ton rire, ton sourire, tes mimiques, ton élégance, ton regard, ton parfum, ta tenue, tes chaussures, ton pantalon, ta ceinture, ton haut, ton décolleté ; chacun de tes gestes était un appel aux jeux du corps. Tes paroles, tes silences, tes secrets, tes confessions, tes joies, tes douleurs, tes bonheurs, tes peines, tes projets, tes ambitions, tes rêves ; tous tes souvenirs faisaient de cet instant passé avec toi le meilleur des moments de ma vie.
Nous sommes sortis. Il faisait froid. J'ai passé mon manteau sur tes épaules et t'ai prise contre moi. J'avais froid. J'avais chaud. Nous avons marché un peu. Pas assez longtemps. J'avais envie de t'embrasser. J'en tremblais de désir. Je l'aurais fait, mais nous étions arrivés.
J'ai conduis. La nuit, Paris, son habit de lumières, ses parures étoilées, son goût de liberté. Toi.
Tu as gravé dans mon coeur un bonheur qui m'enivre et me tue.
Je t'ai déposée chez toi. Nous avons échangé quelques banalités. Derniers mots, dernière bise, dernier sourire. Tu as tourné les talons. Dernier signe, dernier regard. Tu as claqué la porte. Je suis rentré chez moi.
Sur le chemin du retour, j'ai voulu mourrir. Un goût de vide dans la bouche. Un goût amer et brûlant dans le coeur. Le goût de l'amour. Le goût du malheur.
Une saison est passée. Je n'ai rien oublié de cette soirée avec toi. Elle me hante. Ton image. Ton souvenir. Je gâche mes pensées à souffrir pour toi. Mes heures aussi. Plus rien d'autre ne compte que toi.
J'ai voulu t'effacer. Pour toi j'ai abandonné ma jouissance passée et fait de cette lugubre encrière, le temple de mes tourments. J'espérais t'écrire pour te faire disparaître. Cracher mes souffrances et me délivrer de cette torture à laquelle tu m'as abonné. D'habitude ça marche. D'habitude quelques phrases mal écrites suffisent à me soigner. Mais de toi je ne parviens à me guérir.
Les secondes s'égrainent, les minutes s'écoulent, les heures s'épuisent. Je pense à toi comme à la première ligne.Je n'ai plus d'espoir. Je suis désepéré de t'espérer.
Avec le temps je t'idéalise d'avantage. Tant tellement que plus une autre n'a de grâce à mes yeux. Aucune n'a sa chance face à toi. Elles n'ont pas ta silhouette. Elles n'ont pas tes vêtements. Elles n'ont pas tes manières. Elles n'ont pas tes qualités. Elles n'ont pas tes défauts. Elles n'ont rien de toi. Ou si peu. Jamais assez. Elles ne sont pas toi. Et moi c'est de toi dont j'ai besoin.
Moi c'est toi que j'aime.
Je me rends compte à quel point tout cela manque d'originalité. De logique aussi. Après tout, il ne s'est rien passé.
Tu étais la petite amie de mon meilleur pote. On se voyait souvent. On se chamaillait. On riait. On se faisait parfois des secrets. On complotait. On s'aimait-bien. Vous vous êtes séparés. Le lendemain il te remplaçait. Tu as pleuré. Vous vous êtes remis ensemble. Il était encore avec celle qu'il épousera bientôt. Il ne te l'a pas dit. Par respect pour lui. Et parce que je suis obstinément fidèle en amitié et en amour, je te l'ai aussi caché. Tu as disparue. Je ne te voyais plus. Il n'y avait plus de raison.
Le temps a passé. Je pensais encore à toi. Tu étais mon amie. Tu me manquais. Je vivais ma vie. Il vivait la sienne. Et toi la tienne.
Un soir tu m'as appelé. Je rentrais de l'entrainement. Je me délectais par avance du match à la télé que j'allais regarder quand j'ai décroché. J'étais en voiture devant le portail. J'avais besoin d'avoir les mains libres pour pouvoir rentrer et me garer. Je craignais de te perdre si je te raccrochais. Je suis resté à parler avec toi dans ma voiture, devant le portail.
Nous avons discuter longuement. Tout le match. Je n'aime pas le téléphone et je donnerais ma vie pour le foot. Mais pour toi je sacrifierais tellement plus encore. Eh oui, à l'époque déjà... Nous avons convenu d'une date pour nous revoir. Un dîner. Au départ un italien. Finalement un japonais.
Je te connaissais. Je t'appréciais.Ce soir là je t'ai découverte. Et je t'ai aimée. Tes cheveux, tes yeux, ton nez, ta bouche, ton visage, tes oreilles, ton cou, ta gorge, tes bras, ta peau, tes mains, tes reins, tes jambes ; tout en toi était pour moi une ôde aux délices imprononçables. Ta voix, ton rire, ton sourire, tes mimiques, ton élégance, ton regard, ton parfum, ta tenue, tes chaussures, ton pantalon, ta ceinture, ton haut, ton décolleté ; chacun de tes gestes était un appel aux jeux du corps. Tes paroles, tes silences, tes secrets, tes confessions, tes joies, tes douleurs, tes bonheurs, tes peines, tes projets, tes ambitions, tes rêves ; tous tes souvenirs faisaient de cet instant passé avec toi le meilleur des moments de ma vie.
Nous sommes sortis. Il faisait froid. J'ai passé mon manteau sur tes épaules et t'ai prise contre moi. J'avais froid. J'avais chaud. Nous avons marché un peu. Pas assez longtemps. J'avais envie de t'embrasser. J'en tremblais de désir. Je l'aurais fait, mais nous étions arrivés.
J'ai conduis. La nuit, Paris, son habit de lumières, ses parures étoilées, son goût de liberté. Toi.
Tu as gravé dans mon coeur un bonheur qui m'enivre et me tue.
Je t'ai déposée chez toi. Nous avons échangé quelques banalités. Derniers mots, dernière bise, dernier sourire. Tu as tourné les talons. Dernier signe, dernier regard. Tu as claqué la porte. Je suis rentré chez moi.
Sur le chemin du retour, j'ai voulu mourrir. Un goût de vide dans la bouche. Un goût amer et brûlant dans le coeur. Le goût de l'amour. Le goût du malheur.
Une saison est passée. Je n'ai rien oublié de cette soirée avec toi. Elle me hante. Ton image. Ton souvenir. Je gâche mes pensées à souffrir pour toi. Mes heures aussi. Plus rien d'autre ne compte que toi.
J'ai voulu t'effacer. Pour toi j'ai abandonné ma jouissance passée et fait de cette lugubre encrière, le temple de mes tourments. J'espérais t'écrire pour te faire disparaître. Cracher mes souffrances et me délivrer de cette torture à laquelle tu m'as abonné. D'habitude ça marche. D'habitude quelques phrases mal écrites suffisent à me soigner. Mais de toi je ne parviens à me guérir.
Les secondes s'égrainent, les minutes s'écoulent, les heures s'épuisent. Je pense à toi comme à la première ligne.
Avec le temps je t'idéalise d'avantage. Tant tellement que plus une autre n'a de grâce à mes yeux. Aucune n'a sa chance face à toi. Elles n'ont pas ta silhouette. Elles n'ont pas tes vêtements. Elles n'ont pas tes manières. Elles n'ont pas tes qualités. Elles n'ont pas tes défauts. Elles n'ont rien de toi. Ou si peu. Jamais assez. Elles ne sont pas toi. Et moi c'est de toi dont j'ai besoin.
Moi c'est toi que j'aime.
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