Liquidations finales
Je redeviens timide et sans folie.
Deux trajets de bus. Deux demi heures de transports. Deux créatures envoûtantes. L'une, à l'aller, dessinatrice, qui croquait un jeune homme dormant affalé contre la fenêtre face à elle. L'autre, au retrour, lectrice, qui écoutait de la musique tout en feuilletant un livre dont la couverture laissait présager le sérieux. A la première, j'aurais pu lui demander si elle avait un site ou quelque chose dans ce bon goût, où je puisse découvrir ses oeuvres et son talent. A la seconde, qui est descendue au même arrêt que moi, j'aurais pu tout simplement lui proposer un café et de discuter littérature dans ce petit lieu tranquille pas très loin de là. Les deux fois, La situation paraissait idéale.
Mais voilà, les apparences ne sont pas la réalité, et mon courage en matière de séduction est plutôt limité ces derniers temps. Fût une époque où je me serais lancé sans soucis. Mais les revers, nombreux, et les doutes liés à un trop long célibat - les relations d'une nuit, ça ne compte pas - font que je n'ôse plus accoster les femmes dont s'éprennent mes yeux ou ma curiosité. Et puis il y a les chiffres aussi. Je les ai entendus l'autre fois lors d'un reportage sur la séduction au quotidien : "seul 8% des tentatives de drague dans le métro ou le bus débouchent sur une vraie relation". Sachant que la chance éprouve quelque réticence à mon égard...
Deux trajets de bus. Deux demi heures de transports. Deux créatures envoûtantes. L'une, à l'aller, dessinatrice, qui croquait un jeune homme dormant affalé contre la fenêtre face à elle. L'autre, au retrour, lectrice, qui écoutait de la musique tout en feuilletant un livre dont la couverture laissait présager le sérieux. A la première, j'aurais pu lui demander si elle avait un site ou quelque chose dans ce bon goût, où je puisse découvrir ses oeuvres et son talent. A la seconde, qui est descendue au même arrêt que moi, j'aurais pu tout simplement lui proposer un café et de discuter littérature dans ce petit lieu tranquille pas très loin de là. Les deux fois, La situation paraissait idéale.
Mais voilà, les apparences ne sont pas la réalité, et mon courage en matière de séduction est plutôt limité ces derniers temps. Fût une époque où je me serais lancé sans soucis. Mais les revers, nombreux, et les doutes liés à un trop long célibat - les relations d'une nuit, ça ne compte pas - font que je n'ôse plus accoster les femmes dont s'éprennent mes yeux ou ma curiosité. Et puis il y a les chiffres aussi. Je les ai entendus l'autre fois lors d'un reportage sur la séduction au quotidien : "seul 8% des tentatives de drague dans le métro ou le bus débouchent sur une vraie relation". Sachant que la chance éprouve quelque réticence à mon égard...
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