Love is a dangerous game whith no winner

Publié le par Black Flame

Je préfère les femmes insaisissables. Celles que je ne peux avoir, qui me glissent entre les doigts et avec lesquelles je ne peux rien construire. Je crois que c'est réciproque.

Au cours de ma jeune existence, j'ai souvent fréquenté des femmes plus vieilles que moi. Dès le CP, j'étais devenu la coqueluche de trois filles de 4ème que je retrouvais à chaque récréation ou presque. Elles me traitaient comme leur petit frère, leur enfant, leur poupée, et que sais-je encore. Parmi ces trois, il y en avait une bien plus belle que les deux autres. Marie. Je la croisais dans la rue, à la messe, dans la cour, dans les couloirs, et ailleurs. J'étais secrètement amoureux d'elle. Puis elle a eu son bac et je ne l'ai plus jamais revue. J'avais douze ans.

A seize ans, j'ai fait mon premier job d'été dans un petit magasin de jeux vidéos. Le patron était sympa, mais pas autant que sa cousine la vendeuse. Sandrine, 22 ans, marié depuis 3 ans avec Fred, 29 ans, racaille et dealer de son état. Ensemble, ils avaient un gosse de 2 ans. Ca n'a pas empêché la jeune femme de mes faire des avances tout le mois qu'à durer mon travail. Malgré le fait que la diablesse savait s'y prendre avec les hommes et que j'étais tombé amoureux d'elle, je n'ai jamais craqué. A cette période, j'étais innocent et candide. Je me disais que ce ne serait pas sympa pour son gars et que je n'aimerais pas qu'on me trompe. Finalement elle a couché avec mon meilleur pote (toujours le même, l'amitié avant les meufs), le vendeur du vidéo futur du coin, d'autres potes et puis le magasin a fermé et elle a disparue. Nouvelle déception, nouvelle leçon : "on ne gagne rien à penser aux autres, mieux vaut penser à soi."

Deux ans plus tard, en vacances, j'ai rencontré Mélanie. A l'époque elle  faisait du mannequinnat et participait à des castings. Elle était terriblement belle. Au point que je n'avais pas ôsé l'aborder (nous étions pourtant les seuls français de tout l'hôtel). Il faut se remettre dans le contexte. J'étais coincé (moins depuis le dernier épisode), elle était sublime comme il est pas permis, et elle paraissait  avoir ving-et-un ans quand j'en avais seulement dix-huit. Après coup, il s'est avéré qu'elle n'en avait que seize maleureusement, elle était prise. Qu'importe, elle me plaisait et je ne la laissait pas de marbre. Fort de mon expérience précédente, je ne laissai pas cette fois passer ma chance. Les trois jours suivants furent un délice sous le soleil d'Italie. Assez pour que je m'attache trop à elle et qu'elle me pourrisse mon coeur les trois années suivantes, malgré qu'elle habitait la Lorraine et moi la capitale.

Récemment, j'ai recontacté une ex du lycée. Elle a un mec depuis deux ans. Je lui ai envoyé un SMS lui disant que "j'ai envie de la [te] voir". Son gars est tombé dessus. Elle paraissait bien embarassée dans sa réponse. C'est pourtant elle la première qui avait proposé qu'on se fasse un truc ensemble un jour. Et moi j'exulte.  Je tiens ma vengeance.

J'aime les histoires sans avenir. Ca me rassure. Au moins je sais par avance que je ne serai pas vraiment heureux, et ça, ça contribue à mon bonheur.

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Publié dans Coeur

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S
Eh bien de mon côté, j'espère un jour que tu seras heureux, pour de vrai :-)
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L
"Dès le CP, j'étais devenu la coqueluche de trois filles de 4ème que je retrouvais à chaque récréation ou presque. Elles me traitaient comme leur petit frère, leur enfant, leur poupée, et que sais-je encore."<br /> <br /> C'est trop mignon ça. (-:<br /> Si mignon que j'ai envie de t'embrasser, de te prendre dans mes bras et te pouponner à mon tour.
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