Mon Meilleur Ami,
J'ai des choses à t'avouer. Je t'ai menti. Plusieurs fois.
Mélissa n'existe pas. Elle n'est pas cette inconnue que je t'ai décrite et avec laquelle j'aurais passé une folle nuit. C'est une excuse. Une invention. Une création pour te détourner de cette vérité que je ne supporte plus.
J'aime Esméralda.
Depuis la première fois où je l'ai vue (vous ne sortiez pas encore ensemble) j'ai succombé à sa beauté. Elle était à l'époque la plus jolie de tes compagnes. Elle le reste pour moi aujourd'hui encore (Stéphanie est ravissante aussi, mais ce n'est pas le même charme, et puis elle n'est pas brune).
Durant tout le temps que votre histoire a duré, j'ai été sincèrement heureux pour toi. Mais je suis au regret aussi que je t'ai beaucoup envié et beaucoup détesté pour ça. Surtout quand vous vous êtes séparés. Je ne comprendrais jamais comment tu as pu te lasser d'elle jusqu'à lui préférer une autre. Je ne te pardonnerai d'ailleurs jamais de l'avoir trompée. Je sais tes raisons et je connais les cironstances. Mais tu m'as obligé à lui mentir et surtout tu lui as manqué de respect (j'espère vraiment pour toi que jamais Stéphanie ne le saura, ou alors qu'elle le prendra avec le sourire).
Peut-être l'ignores-tu, mais Esméralda est venue me voir à plusieurs reprises pour me confier ses malheurs (dont tu étais généralement la cause). J'ai été un ami exemplaire. Je me suis toujours fait ton avocat et t'ai défendu ardemment, jusqu'à me dévaloriser et à m'écraser devant toi. "Ne t'inquiètes pas, tous les hommes sont comme ça, tous des salauds, moi le premier, etc" - c'est faux et archi-faux ! Je suis un salaud, mais jamais je ne tromperais ni ne ferais pleurer une femme que j'aime et qui m'aime. Combien de fois je t'ai maudit en te protégent. Tu ne le sauras jamais, mais j'ai plusieurs fois sauvé votre couple. Juste par amitié (et peut-être aussi parce que je jouissais de ton bonheur par procuration).
Quand vous avez mis un terme à votre histoire, j'ai été triste. Je savais que je perdais une femme qui m'était chère. Mais j'ai aussi été heureux. Tu ne la ferais plus souffrir, et j'avais un espoir.
Je me rends compte à cet instant à quel point je suis un être vil et retors. Un ami pas si idéal que ça. Un démon aux allures d'ange.Puisses-tu un jour me pardonner à ton tour, comme je t'ai pardonné tes affronts à l'égard de mon aimée.
Sûrement songes-tu à cette soirée que nous avons passé elle et moi, et à toutes ces fois où tu m'as soupçonné de te cacher notre relation. Malheureusement pour moi, force m'est de te confesser que tu n'as ni tout à fait tort, ni entièrement raison. Il ne s'est jamais rien passé, pas même un baiser. Et si relation il y a, ce n'est que dans un sens. Je l'aime douloureusement seul.
Je ne te demande rien. Seulement de taire à l'éternel cet immonde secret qui me lourde le coeur et pourrie mon âme. Et si jamais l'envie te prends d'entreprendre quoique ce soit, je t'en prie ne fais rien. Souviens-toi seulement que j'ai toujours fait comme tu le désirais et que je me suis tû. Et que malgré toute mon amitié et l'amour fraternel que je te porte, je n'ai rien oublié de ce qui est arrivé et qu'un lapsus est parfois bien vite échapé.
Je t'aime.
Mélissa n'existe pas. Elle n'est pas cette inconnue que je t'ai décrite et avec laquelle j'aurais passé une folle nuit. C'est une excuse. Une invention. Une création pour te détourner de cette vérité que je ne supporte plus.
J'aime Esméralda.
Depuis la première fois où je l'ai vue (vous ne sortiez pas encore ensemble) j'ai succombé à sa beauté. Elle était à l'époque la plus jolie de tes compagnes. Elle le reste pour moi aujourd'hui encore (Stéphanie est ravissante aussi, mais ce n'est pas le même charme, et puis elle n'est pas brune).
Durant tout le temps que votre histoire a duré, j'ai été sincèrement heureux pour toi. Mais je suis au regret aussi que je t'ai beaucoup envié et beaucoup détesté pour ça. Surtout quand vous vous êtes séparés. Je ne comprendrais jamais comment tu as pu te lasser d'elle jusqu'à lui préférer une autre. Je ne te pardonnerai d'ailleurs jamais de l'avoir trompée. Je sais tes raisons et je connais les cironstances. Mais tu m'as obligé à lui mentir et surtout tu lui as manqué de respect (j'espère vraiment pour toi que jamais Stéphanie ne le saura, ou alors qu'elle le prendra avec le sourire).
Peut-être l'ignores-tu, mais Esméralda est venue me voir à plusieurs reprises pour me confier ses malheurs (dont tu étais généralement la cause). J'ai été un ami exemplaire. Je me suis toujours fait ton avocat et t'ai défendu ardemment, jusqu'à me dévaloriser et à m'écraser devant toi. "Ne t'inquiètes pas, tous les hommes sont comme ça, tous des salauds, moi le premier, etc" - c'est faux et archi-faux ! Je suis un salaud, mais jamais je ne tromperais ni ne ferais pleurer une femme que j'aime et qui m'aime. Combien de fois je t'ai maudit en te protégent. Tu ne le sauras jamais, mais j'ai plusieurs fois sauvé votre couple. Juste par amitié (et peut-être aussi parce que je jouissais de ton bonheur par procuration).
Quand vous avez mis un terme à votre histoire, j'ai été triste. Je savais que je perdais une femme qui m'était chère. Mais j'ai aussi été heureux. Tu ne la ferais plus souffrir, et j'avais un espoir.
Je me rends compte à cet instant à quel point je suis un être vil et retors. Un ami pas si idéal que ça. Un démon aux allures d'ange.Puisses-tu un jour me pardonner à ton tour, comme je t'ai pardonné tes affronts à l'égard de mon aimée.
Sûrement songes-tu à cette soirée que nous avons passé elle et moi, et à toutes ces fois où tu m'as soupçonné de te cacher notre relation. Malheureusement pour moi, force m'est de te confesser que tu n'as ni tout à fait tort, ni entièrement raison. Il ne s'est jamais rien passé, pas même un baiser. Et si relation il y a, ce n'est que dans un sens. Je l'aime douloureusement seul.
Je ne te demande rien. Seulement de taire à l'éternel cet immonde secret qui me lourde le coeur et pourrie mon âme. Et si jamais l'envie te prends d'entreprendre quoique ce soit, je t'en prie ne fais rien. Souviens-toi seulement que j'ai toujours fait comme tu le désirais et que je me suis tû. Et que malgré toute mon amitié et l'amour fraternel que je te porte, je n'ai rien oublié de ce qui est arrivé et qu'un lapsus est parfois bien vite échapé.
Je t'aime.
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