Paraboles, proverbes et autres prophéties
Je suis retourné à la salsa aujourd'hui. J'espérais y retrouver ma petite brune de l'autre fois. Finalement elle n'était pas là et c'est une blonde que j'ai rencontrée.
Elle s'appelle Lou. Elle a 20 ans, est étudiante en communivation et habite pas loin de la salle de sport, le "Moving". Elle s'est inscrite au club. Et pour la première fois elle a décidé d'essayer les cours de danse.
Quand je suis entré, elle est la première personne sur qui j'ai posée les yeux. Il y avait dans son regard beaucoup de chaleur et de curiosité.Mais comme elle était blonde et que je ne la connaissais pas, je ne lui ai pas porté plus d'attention. Puis le cours a commencé.
Comme la fois précédente, j'ai dansé avec chacune des cavalières. Mais de loin c'était avec Lou que je m'amusais le plus et prenait le plus de plaisir.
Après le cours, nous avons parlé un peu,histoire de faire connaissance. Elle a le contact facile. Très vite je me suis senti à l'aise à ses côtés. La discussion s'est poursuivie avec les autres dehors. A un moment Lou a eu froid. Naturellement, je l'ai prise dans mes bras puis l'ai cajolée du mieux que j'ai pu pour la réchauffer. Sans réfléchir, je me suis comporté avec elle comme avec n'importe laquelle de mes copines. Elle s'est laissée faire et a même trouvé le geste "trop mignon".
Quand nous n'en pouvions plus du froid,nous nous sommes dirigés tous ensemble (huit personnes) vers un petit bar à proximité. Avec Lou, nous nous sommes involontairement mis à l'écart. Nous avons passé un très bon moment à discuter de mode, de salsa, de stages ratés, de journalisme (c'est trop ouf ! elle aussi elle rêve d'écrire une rubrique dans un magasine féminin !!!), des relations hommes / femmes difficiles dans notre société moderne, du rôle et de la place de chacun, de "Ugly Betty" et "Dr House", de conversation (celle de nos voisins traitant de la religion étant vraiment "spéciale"), des difficultés de la vie, et de mille autres choses aussi intéressantes et drôles les unes que les autres. Un moment, nous avons carrément pris nos aises et rigolions comme des patates affalés sur la banquette. De vrais gamins. Pourtant quelques heures plus tôt de parfaits inconnus.
Pour finir,on s'est retrouvé elle, moi et Marc (un mec super gentil et un danseur hors pair) au McDo un peu plus loin. C'est alors que surgit le drame.
Nous achevions de manger quand j'ai posé la question qu'il ne fallait pas : "Et tu viens d'où ?". Sa réponse tomba comme un couperet : "d'un petit village à côté de Bourges". Plus exactement du même village qu'Isis ! Horreur et Damnation ! La fille en face de moi, pour laquelle je suis prêt à trahir mes principes, vient de la même commune que celle qui m'a conquis au jour de l'an et dont je rêve secrêtement la nuit depuis tout ce temps. C'est pas possible je dois être maudit.
Ce n'est pas si grave me direz-vous. Eh bien si ! Car comme un gros couillon, j'ai menti à Marc (qui est accessoirement mon ex-collègue de bureau) et lui ai raconté des bobars à propos d'Isis et moi. Pendant toute la période qu'a duré mon taff avec lui, je lui ai fait croire qu'on sortais ensemble. Mieux que ça encore ! En se rendant au McDo, je lui ai déclaré que l'on venait de rompre (histoire de me donner bonne conscience si je décidais d'entreprendre quoique ce soit avec la jolie blonde). Evidemment, à l'annonce de "Bourges", celui-ci n'a pas pu s'empêcher de réagir en conséquence. Pour ne pas perdre la face, moi j'ai dû assumer mon mytho jusqu'au bout et jouer la comédie,faire le mec blasé, et tenter de dissimuler en catastrophe mon subterfuge. Bref ! Une galère noire...
La conclusion de tout ça, c'est qu'après le repas, Marc est rentré chez lui et j'ai fait un bout de chemin avec Lou jusque dans le métro. La magie était rompue. Elle voulut savoir le nom d'Isis pour savoir si elle la connaissait. Je ne voulais pas lui avouer la vérité et risquer quoique ce soit (il n'est pas à exclure que la situation n'en devienne que plus compliqué par la suite). Alors je m'enfermais dans un mutisme profond. Le silence fut vraiment assourdissant au moment où nous marchions dans le couloir du métro, où nous n'étions qu'elle et moi.
Pour la petite histoire, elle m'a avoué qu'elle pensait difficilement pouvoir revenir le samedi à la salsa. Et quand je lui ai demandé son adresse mail, elle m'a rapellé que son ordinateur était cassé. Et bien sûr,moi, comme le roi des cons, je n'ai pas insisté.
Leçons à tirer :
# 1 : Le monde est vraiment très très très petit.
# 2 : Même le plus petit et le plus improbable des mensonges peut conduire à de grandes catastrophes (en l'occurence une immense frustration / désillusion).
# 3 : Je ne suis pas faite pour les blondes. Mieux vaut que je m'en tienne aux brunes.
# 4 : Il y a à 15 km de Bourges un véritable vivier de femmes d'exception.
Résolution personnelle : "Jamais plus je ne m'inventerai de relation avec une fille juste pour faire mon intéressant auprès des collègues".
Elle s'appelle Lou. Elle a 20 ans, est étudiante en communivation et habite pas loin de la salle de sport, le "Moving". Elle s'est inscrite au club. Et pour la première fois elle a décidé d'essayer les cours de danse.
Quand je suis entré, elle est la première personne sur qui j'ai posée les yeux. Il y avait dans son regard beaucoup de chaleur et de curiosité.Mais comme elle était blonde et que je ne la connaissais pas, je ne lui ai pas porté plus d'attention. Puis le cours a commencé.
Comme la fois précédente, j'ai dansé avec chacune des cavalières. Mais de loin c'était avec Lou que je m'amusais le plus et prenait le plus de plaisir.
Après le cours, nous avons parlé un peu,histoire de faire connaissance. Elle a le contact facile. Très vite je me suis senti à l'aise à ses côtés. La discussion s'est poursuivie avec les autres dehors. A un moment Lou a eu froid. Naturellement, je l'ai prise dans mes bras puis l'ai cajolée du mieux que j'ai pu pour la réchauffer. Sans réfléchir, je me suis comporté avec elle comme avec n'importe laquelle de mes copines. Elle s'est laissée faire et a même trouvé le geste "trop mignon".
Quand nous n'en pouvions plus du froid,nous nous sommes dirigés tous ensemble (huit personnes) vers un petit bar à proximité. Avec Lou, nous nous sommes involontairement mis à l'écart. Nous avons passé un très bon moment à discuter de mode, de salsa, de stages ratés, de journalisme (c'est trop ouf ! elle aussi elle rêve d'écrire une rubrique dans un magasine féminin !!!), des relations hommes / femmes difficiles dans notre société moderne, du rôle et de la place de chacun, de "Ugly Betty" et "Dr House", de conversation (celle de nos voisins traitant de la religion étant vraiment "spéciale"), des difficultés de la vie, et de mille autres choses aussi intéressantes et drôles les unes que les autres. Un moment, nous avons carrément pris nos aises et rigolions comme des patates affalés sur la banquette. De vrais gamins. Pourtant quelques heures plus tôt de parfaits inconnus.
Pour finir,on s'est retrouvé elle, moi et Marc (un mec super gentil et un danseur hors pair) au McDo un peu plus loin. C'est alors que surgit le drame.
Nous achevions de manger quand j'ai posé la question qu'il ne fallait pas : "Et tu viens d'où ?". Sa réponse tomba comme un couperet : "d'un petit village à côté de Bourges". Plus exactement du même village qu'Isis ! Horreur et Damnation ! La fille en face de moi, pour laquelle je suis prêt à trahir mes principes, vient de la même commune que celle qui m'a conquis au jour de l'an et dont je rêve secrêtement la nuit depuis tout ce temps. C'est pas possible je dois être maudit.
Ce n'est pas si grave me direz-vous. Eh bien si ! Car comme un gros couillon, j'ai menti à Marc (qui est accessoirement mon ex-collègue de bureau) et lui ai raconté des bobars à propos d'Isis et moi. Pendant toute la période qu'a duré mon taff avec lui, je lui ai fait croire qu'on sortais ensemble. Mieux que ça encore ! En se rendant au McDo, je lui ai déclaré que l'on venait de rompre (histoire de me donner bonne conscience si je décidais d'entreprendre quoique ce soit avec la jolie blonde). Evidemment, à l'annonce de "Bourges", celui-ci n'a pas pu s'empêcher de réagir en conséquence. Pour ne pas perdre la face, moi j'ai dû assumer mon mytho jusqu'au bout et jouer la comédie,faire le mec blasé, et tenter de dissimuler en catastrophe mon subterfuge. Bref ! Une galère noire...
La conclusion de tout ça, c'est qu'après le repas, Marc est rentré chez lui et j'ai fait un bout de chemin avec Lou jusque dans le métro. La magie était rompue. Elle voulut savoir le nom d'Isis pour savoir si elle la connaissait. Je ne voulais pas lui avouer la vérité et risquer quoique ce soit (il n'est pas à exclure que la situation n'en devienne que plus compliqué par la suite). Alors je m'enfermais dans un mutisme profond. Le silence fut vraiment assourdissant au moment où nous marchions dans le couloir du métro, où nous n'étions qu'elle et moi.
Pour la petite histoire, elle m'a avoué qu'elle pensait difficilement pouvoir revenir le samedi à la salsa. Et quand je lui ai demandé son adresse mail, elle m'a rapellé que son ordinateur était cassé. Et bien sûr,moi, comme le roi des cons, je n'ai pas insisté.
Leçons à tirer :
# 1 : Le monde est vraiment très très très petit.
# 2 : Même le plus petit et le plus improbable des mensonges peut conduire à de grandes catastrophes (en l'occurence une immense frustration / désillusion).
# 3 : Je ne suis pas faite pour les blondes. Mieux vaut que je m'en tienne aux brunes.
# 4 : Il y a à 15 km de Bourges un véritable vivier de femmes d'exception.
Résolution personnelle : "Jamais plus je ne m'inventerai de relation avec une fille juste pour faire mon intéressant auprès des collègues".
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