Rage incendiaire
Ca me pique partout. Solitude, mélancolie, colère, haine, ennui, désespoir, déprime. Je suis malheureux. J'ai de la tristesse dans le coeur et de la violence dans la tête.
Aujourd'hui j'ai vu la meilleure amie de Perséphone, Laure. C'est à cause d'elle que la reine des ombres m'a rejeté l'an passé. La pauvre a eu la folie et l'audace de m'aimer sans ma permission. Elle n'était pas jolie, et ennuyeuse, et faible. Je l'ai beaucoup fait souffrir. Et pourtant on est toujours resté en contact. Elle doit être maso.
Tout à l'heure, donc, on s'est vu. On a déjeuné. Puis on fait une petite virée en scooter dans Paris. Elle a eu peur. Pourtant j'ai conduit encore plus prudemment que d'habitude. Elle manque de folie. Elle n'aime pas le danger. Elle est chiante. J'ai passé un agréable moment ave celle, mais rien de transcendant non plus.
On a fait un saut par la Fnac. C'est bientôt l'anniversaire de Petit Blond et je voulais me renseigner à propos de stages de pilotage. J'en ai profité pour acheter deux bouquins. Au moment de payer, mon regard a croisé celui d'une caissière à côté. Exactement la femme de mes rêves. Brune, bouclée, mat, yeux noirs, visage parfait, et la silhouette qui va avec. Pendant que Laure me parlait, moi j'échangeais de brefs regards avec la belle demoiselle en face de moi. Au moment de sortir du magasin, j'étais bouleversé. J'étais ailleurs. Et je tremblais.
Je n'ai pas pu résister. Après avoir déposé Laure à son travail, je suis retourné à la Fnac. J'ai vagabondé à travers les rayons en quête d'inspiration. Celle-ci m'est apparue au rayon DVD. J'ai écrit sur le seul morceau de papier qui me restait (une facture d'essence). Puis je suis retournée voir ma caissière et je lui ai glissé le billet.
"Tu m'as bouleversée. Si tu es libre et si tu le veux, on pourrait se retrouver. Appelle-moi."
Encore une tentative qui n'aboutira à rien. Je suis une merde. Il est 23h58 et comme d'habitude, les seuls appels que j'ai reçu de la journée sont ceux de gens sans intérêt. Personne pour m'embrasser et me souhaiter bonne nuit. J'en ai marre. Depuis des mois j'ai tenté de m'améliorer, d'être matûre, d'être sérieux, de ne pas sombrer dans mes anciens travers. Je ne suis pas plus heureux pour autant. Tous mes efforts pour être quelqu'un de bien sont inutiles. Je craque. Perséphone avait raison : "c'est difficile la vie".
J'ai envie de voler...
Aujourd'hui j'ai vu la meilleure amie de Perséphone, Laure. C'est à cause d'elle que la reine des ombres m'a rejeté l'an passé. La pauvre a eu la folie et l'audace de m'aimer sans ma permission. Elle n'était pas jolie, et ennuyeuse, et faible. Je l'ai beaucoup fait souffrir. Et pourtant on est toujours resté en contact. Elle doit être maso.
Tout à l'heure, donc, on s'est vu. On a déjeuné. Puis on fait une petite virée en scooter dans Paris. Elle a eu peur. Pourtant j'ai conduit encore plus prudemment que d'habitude. Elle manque de folie. Elle n'aime pas le danger. Elle est chiante. J'ai passé un agréable moment ave celle, mais rien de transcendant non plus.
On a fait un saut par la Fnac. C'est bientôt l'anniversaire de Petit Blond et je voulais me renseigner à propos de stages de pilotage. J'en ai profité pour acheter deux bouquins. Au moment de payer, mon regard a croisé celui d'une caissière à côté. Exactement la femme de mes rêves. Brune, bouclée, mat, yeux noirs, visage parfait, et la silhouette qui va avec. Pendant que Laure me parlait, moi j'échangeais de brefs regards avec la belle demoiselle en face de moi. Au moment de sortir du magasin, j'étais bouleversé. J'étais ailleurs. Et je tremblais.
Je n'ai pas pu résister. Après avoir déposé Laure à son travail, je suis retourné à la Fnac. J'ai vagabondé à travers les rayons en quête d'inspiration. Celle-ci m'est apparue au rayon DVD. J'ai écrit sur le seul morceau de papier qui me restait (une facture d'essence). Puis je suis retournée voir ma caissière et je lui ai glissé le billet.
"Tu m'as bouleversée. Si tu es libre et si tu le veux, on pourrait se retrouver. Appelle-moi."
Encore une tentative qui n'aboutira à rien. Je suis une merde. Il est 23h58 et comme d'habitude, les seuls appels que j'ai reçu de la journée sont ceux de gens sans intérêt. Personne pour m'embrasser et me souhaiter bonne nuit. J'en ai marre. Depuis des mois j'ai tenté de m'améliorer, d'être matûre, d'être sérieux, de ne pas sombrer dans mes anciens travers. Je ne suis pas plus heureux pour autant. Tous mes efforts pour être quelqu'un de bien sont inutiles. Je craque. Perséphone avait raison : "c'est difficile la vie".
J'ai envie de voler...
Publicité