Xercès ou le reflet des hommes
Pourquoi cette rage contre l'humanité ? Que t'as fait l'humanité pour que tu la détestes à ce point ?
L'humanité me déçoit. Elle a ce qu'il y a de mieux dans l'univers. Une terre inestimable, un ciel prodigieux, une intelligence supérieure. Et qu'est-ce qu'elle en fait ? Elle détruit tout. Pire ! Elle en est consciente et persiste.
Les hommes sont capables du meilleurs et ne produisent que le pire. Seule une poignée d'entre eux créent des merveilles. Le reste se contentent de s'en saisir, de les exploiter, de les gâcher et de les massacrer. Et ce depuis toujours. Depuis que le primate est descendu de sa branche et s'est redressé pour devenir cet animal dangereux pour le monde. Son intelligence s'est développée, son esprit s'est élevé mais il reste cette bête primitive dominée par ses instincts les plus primaires. Sans cesse craintif, cruel et capricieux, il ne tolère rien moins que tout ce qu'il ne possède pas. Il gaspille son temps à envier son voisin et dilapide son énergie à chercher de quoi le soumettre. Plutôt que d'admirer, il jalouse ; plutôt que d'aider, il enfonce ; plutôt que de vivre il tue.
Avec toutes ses connaissances, l'espèce bipède pourrait faire de son royaume le plus grand des paradis où il n'y aurait plus ni guerres, ni famines, ni maladies, ni toute cette panacée de monstruosités humaines invraisemblables qui alimentent à chaque seconde nos écrans et nos cerveaux. Le bonheur est à l'image du malheur : sa propre source.
Je ne suis pas fou assez pour penser réellement que le monde un jour sera si parfait. Mais on pourrait faire tellement mieux que ce qu'il n'est aujourd'hui. A commencer par régler les problèmes de faim dans le monde. On dépense des centaines de milliards à inventer de nouvelles armes toujours plus dévastatrices - "Génial ! maintenant on arrive à faire tenir l'équivalent de 100 000 bombes nucléaires dans une seule ogive d'à peine deux kilos ! Mais c'est une révolution !!!" - et on n'est pas fichu de dégoter les quelques millions qui pourraient nourrir toute l'Afrique pendant mille ans. Cest qu'il faut bien des faibles pour que les forts puissent les exploiter. En plus ça offre aux plus chanceux un peu moins nombrilistes de faire une bonne action, d'augmenter leur popularité et de rendre important aux yeux de tous. "Viens chérie, quand on aura fini de siroter notre came sur notre beau voilier on va en Chine adopter un mignon petit orphelin destiné à l'esclavage et à la protitution infantile ! - D'accord ! mais alors pas un avec une peau trop foncé ou les yeux trop bridés. Tu sais, à cause des droits de l'homme, de la flamme Olympique et des répressions meurtières au Tibet, ce n'est plus à la mode..."
Voilà pourquoi j'ai cette rage de la créature humaine. Je suis un être de passions et d'excès. Je n'ai pas assez de quoi admirer les hommes en comparaison de tout ce qui me pousse à les vomir. Puisque je ne peux les aimer, alors je les hais.
L'humanité me déçoit. Elle a ce qu'il y a de mieux dans l'univers. Une terre inestimable, un ciel prodigieux, une intelligence supérieure. Et qu'est-ce qu'elle en fait ? Elle détruit tout. Pire ! Elle en est consciente et persiste.
Les hommes sont capables du meilleurs et ne produisent que le pire. Seule une poignée d'entre eux créent des merveilles. Le reste se contentent de s'en saisir, de les exploiter, de les gâcher et de les massacrer. Et ce depuis toujours. Depuis que le primate est descendu de sa branche et s'est redressé pour devenir cet animal dangereux pour le monde. Son intelligence s'est développée, son esprit s'est élevé mais il reste cette bête primitive dominée par ses instincts les plus primaires. Sans cesse craintif, cruel et capricieux, il ne tolère rien moins que tout ce qu'il ne possède pas. Il gaspille son temps à envier son voisin et dilapide son énergie à chercher de quoi le soumettre. Plutôt que d'admirer, il jalouse ; plutôt que d'aider, il enfonce ; plutôt que de vivre il tue.
Avec toutes ses connaissances, l'espèce bipède pourrait faire de son royaume le plus grand des paradis où il n'y aurait plus ni guerres, ni famines, ni maladies, ni toute cette panacée de monstruosités humaines invraisemblables qui alimentent à chaque seconde nos écrans et nos cerveaux. Le bonheur est à l'image du malheur : sa propre source.
Je ne suis pas fou assez pour penser réellement que le monde un jour sera si parfait. Mais on pourrait faire tellement mieux que ce qu'il n'est aujourd'hui. A commencer par régler les problèmes de faim dans le monde. On dépense des centaines de milliards à inventer de nouvelles armes toujours plus dévastatrices - "Génial ! maintenant on arrive à faire tenir l'équivalent de 100 000 bombes nucléaires dans une seule ogive d'à peine deux kilos ! Mais c'est une révolution !!!" - et on n'est pas fichu de dégoter les quelques millions qui pourraient nourrir toute l'Afrique pendant mille ans. Cest qu'il faut bien des faibles pour que les forts puissent les exploiter. En plus ça offre aux plus chanceux un peu moins nombrilistes de faire une bonne action, d'augmenter leur popularité et de rendre important aux yeux de tous. "Viens chérie, quand on aura fini de siroter notre came sur notre beau voilier on va en Chine adopter un mignon petit orphelin destiné à l'esclavage et à la protitution infantile ! - D'accord ! mais alors pas un avec une peau trop foncé ou les yeux trop bridés. Tu sais, à cause des droits de l'homme, de la flamme Olympique et des répressions meurtières au Tibet, ce n'est plus à la mode..."
Voilà pourquoi j'ai cette rage de la créature humaine. Je suis un être de passions et d'excès. Je n'ai pas assez de quoi admirer les hommes en comparaison de tout ce qui me pousse à les vomir. Puisque je ne peux les aimer, alors je les hais.
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