La voie de la liberté
Cher Dieu,
J'ai visité de par chez toi aujourd'hui. Trois de tes demeures exactement. Tu te rends compte ? C'est un peu un demi-miracle, non ?
Bon, par contre, j'ai pas du tout accroché à la décoration. Soit tu as des goûts de merde, soit ce sont les personnes que tu emploies qui ne sont pas douées. Mais au vu de la minutie et des chefs-d'oeuvre architecturaux et picturaux que j'ai pu observé, cette dernière hypothèse me paraît à écarter. Ils sont forts les mecs qui ont construit et décoré tout ça. Des milliers d'heures de travail, d'acharnement et de dévotion. J'admire les humains qui ont accompli ces prodiges.
Par contre, la disposition des meubles et l'éclairage sont à revoir de fond en comble. Tout est terne, triste, sinistre. Je n'ai ressenti aucun amour dans ce que j'ai vu, senti ou touché. Tout était froid. Toi qui te veut symbole de l'espoir et de la vie, pourquoi toute cette obscurité, ce silence et cette austérité ? Même un cimetière fleuri au printemps est plus accueillant.
Heureusement Athéna m'accompagnait. Je n'aurais jamais mis les pieds chez toi sans elle. Tu sais, tu as de la chance. On en a peu parlé mais je crois qu'elle a beaucoup de respect pour toi. Je suis jaloux. Moi aussi j'aimerais bien avoir la foi comme elle. Avoir un dieu à louer, une maison (même laide et repoussante) où prier, où je me sentirais chez moi, un lieu en dehors du temps et des hommes pour me soustraire à la douleur de ton monde.
Au lieu de quoi, je n'ai que mes certitudes et ma solitude de ne pouvoir jamais compter sur toi. Je suis devenu mon seul espoir. En me soustrayant à ton jugement, j'ai sacrifié l'excuse de mes faiblesses. En me libérant de toi, j'ai fait de moi mon propre esclave.
J'ai visité de par chez toi aujourd'hui. Trois de tes demeures exactement. Tu te rends compte ? C'est un peu un demi-miracle, non ?
Bon, par contre, j'ai pas du tout accroché à la décoration. Soit tu as des goûts de merde, soit ce sont les personnes que tu emploies qui ne sont pas douées. Mais au vu de la minutie et des chefs-d'oeuvre architecturaux et picturaux que j'ai pu observé, cette dernière hypothèse me paraît à écarter. Ils sont forts les mecs qui ont construit et décoré tout ça. Des milliers d'heures de travail, d'acharnement et de dévotion. J'admire les humains qui ont accompli ces prodiges.
Par contre, la disposition des meubles et l'éclairage sont à revoir de fond en comble. Tout est terne, triste, sinistre. Je n'ai ressenti aucun amour dans ce que j'ai vu, senti ou touché. Tout était froid. Toi qui te veut symbole de l'espoir et de la vie, pourquoi toute cette obscurité, ce silence et cette austérité ? Même un cimetière fleuri au printemps est plus accueillant.
Heureusement Athéna m'accompagnait. Je n'aurais jamais mis les pieds chez toi sans elle. Tu sais, tu as de la chance. On en a peu parlé mais je crois qu'elle a beaucoup de respect pour toi. Je suis jaloux. Moi aussi j'aimerais bien avoir la foi comme elle. Avoir un dieu à louer, une maison (même laide et repoussante) où prier, où je me sentirais chez moi, un lieu en dehors du temps et des hommes pour me soustraire à la douleur de ton monde.
Au lieu de quoi, je n'ai que mes certitudes et ma solitude de ne pouvoir jamais compter sur toi. Je suis devenu mon seul espoir. En me soustrayant à ton jugement, j'ai sacrifié l'excuse de mes faiblesses. En me libérant de toi, j'ai fait de moi mon propre esclave.
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