Chez toi

Publié le par Black Flame

Ce matin je suis passé près de chez toi. Je n'étais pas seul. J'étais avec lui. C'est lui qui a commencé à parler de toi. Ce n'est jamais moi qui parle de toi. Pas à lui.

Sur le ton de la plaisanterie, il a proposé qu'on vienne te voir. Sur le ton de la plaisanterie, j'ai dit oui. Son audace s'est arrêtée là. La mienne allait bien au-delà. La mienne est toujours sans limite quand il s'agit de toi. Je ferais n'importe quoi pour un peu de ton regard sur le mien. Mais ce n'est pas moi qui conduisais. Alors nous avons continué sans nous détourner de notre chemin.

Et comme l'autre fois, tout le temps que nous parlions de toi mon coeur s'est mis à battre à toute allure. Au point que je n'écoute plus vraiment mon meilleur ami. Au point qu'à nouveau j'ai ressenti ce sentiment de découvrir la vie. Comme si chaque seconde loin de toi était une seconde qui n'avait pas existée. Une seconde gaspillée.

Et je me fiche de t'aimer à sens unique. Car je sais que personne ne t'aime comme moi. Personne ne te connais de la façon dont je te connais. Personne ne sait autant que moi à quel point tu es une femme d'exception. Je ne te l'ai jamais dit : je t'admire. Pour ton sale caractère et tes caprices. Pour toutes tes contradictions et tes silences. Pour tes apparences et pour tout ce qu'elles cachent. Pour ta beauté ténébreuse et pour ce que tu caches au fond de toi. J'envie le père de tes futurs enfants. J'espère qu'il saura à quel point tu es une femme précieuse et une mère irremplaçable (on ne peut pas deviner tant que ce n'est pas fait mais depuis que je te connais cette pensée ne m'a jamais quittée).

Ce n'est pas aujourd'hui encore que je t'appellerai ni ne t'enverrai de messages. J'ai mon orgueil. Je préfère t'attendre. Quitte à ne jamais te voir venir. En fait je crois surtout que j'ai peur de te déranger et de te perdre un peu plus.

Si seulement je pouvais ne plus t'aimer comme je t'aime...

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Publié dans Esméralda

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S
Ah l'amour...<br /> Courage bon.
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S
C'est vrai que aimer fait souffrir quand c'est à sens unique et que tu as raison de ne pas l'appeler, non pas par orgueil, mais parce que tu as peur de la perdre un peu plus.<br /> Mais quelque part, si tu n'essaies jamais, tu ne sauras jamais non plus...
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P
Ce n'est pas nos orgueils qui nous empêchent d'écrire ou d'appeler l'être aimé quand le coeur est en manque de cet être. Ce sont nos peurs de souffrir, nos peurs d'une réponse qui blessera, nos peurs de découvrir que celle ou celui qu'on aime est passé(e) à autre chose depuis, qu'il ou elle a tourné la page, et que nous sommes pour lui ou elle qu'un lointan souvenir banal. <br /> <br /> Aimer, c'est le sentiment le plus detestable. Car il prive l'être de sa liberté et le plonge dans vingt mille tourments.
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M
c'est tellement généreux d'aimer aussi fort, aussi douloureux que ça puisse être. ça prouve que ton coeur il est bien en place :)
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