Guirlande de bonheur
"Tu es fou..."
C'est le plus beau compliment qu'elle pouvait me faire. J'ai réussi à la surprendre. Mais surtout elle m'a enfin parlé. Enfin plutôt envoyé un sms, mais c'est déjà ça.
Hier, dans l'après-midi, je suis allé chez elle. Le matin, j'avais acheté un pendentif avec une perle de jade. Un joli bijou qui s'accorderait à merveille avec son teint mat, ses yeux marrons et ses boucles brunes. Quand je fus devant chez elle, j'espérais qu'elle serait absente. Je ne me sentais pas le courage de l'affronter. Je préférais qu'elle lise la lettre que j'avais écrite et que j'avais agraffée au papier cadeau. Par bonheur, elle dormait. Ce fut son père qui m'ouvrit. Il y a longtemps que je ne l'avais plus vu et ça m'a fait très plaisir. Je lui expliquai mes intentions :
"Si ça ne vous dérange pas, j'aimerais que vous mêliez ceci avec le reste des cadeaux. J'ai quelque chose à me faire pardonner. Pour tout vous avouer, j'ai oublié son anniversaire et j'ai décidé de me racheter pour Noël."
Monsieur son père est un homme des plus charmants. Il accepta avec le sourire.
00h10. Je suis chez moi, en famille. On vient de procéder à la distribution des cadeaux. Bip ! Bip ! Bip ! C'est mon téléphone qui sonne. Un nouveau message. C'est elle. Elle me traite de fou. Elle est touchée. Le bijou lui "plaît. énormément".
Je ne sais pas si je dois lui répondre. Oh ! Et puis merde !
"Je suis heureux qu'il te plaise. Mon seul regret est de ne pas pouvoir le voir porté à ton cou. Bisous ma belle amie."
Ce dernier mot est en trop. Mais c'est mon alibi. Avant de penser à autre chose, je dois regagner sa confiance. Je ne veux pas la perdre à nouveau. D'ailleurs, je me demande bien ce que notre cher "Adrien" lui a offert et comment il a réagit. J'adorerais voir sa tête à lui aussi. Après tout, je ne suis qu'un bon ami à elle - sourire mesquin.
Finalement, je suis heureux. Et comme je suis de bonne humeur, je m'en vais de ce pas libérer cette pauvre Maman Noël qui doit trouver le temps long sur sa chaise au fond de ma cave moisie. Pourvu que les rats ne l'aient pas déjà dévorée...
C'est le plus beau compliment qu'elle pouvait me faire. J'ai réussi à la surprendre. Mais surtout elle m'a enfin parlé. Enfin plutôt envoyé un sms, mais c'est déjà ça.
Hier, dans l'après-midi, je suis allé chez elle. Le matin, j'avais acheté un pendentif avec une perle de jade. Un joli bijou qui s'accorderait à merveille avec son teint mat, ses yeux marrons et ses boucles brunes. Quand je fus devant chez elle, j'espérais qu'elle serait absente. Je ne me sentais pas le courage de l'affronter. Je préférais qu'elle lise la lettre que j'avais écrite et que j'avais agraffée au papier cadeau. Par bonheur, elle dormait. Ce fut son père qui m'ouvrit. Il y a longtemps que je ne l'avais plus vu et ça m'a fait très plaisir. Je lui expliquai mes intentions :
"Si ça ne vous dérange pas, j'aimerais que vous mêliez ceci avec le reste des cadeaux. J'ai quelque chose à me faire pardonner. Pour tout vous avouer, j'ai oublié son anniversaire et j'ai décidé de me racheter pour Noël."
Monsieur son père est un homme des plus charmants. Il accepta avec le sourire.
00h10. Je suis chez moi, en famille. On vient de procéder à la distribution des cadeaux. Bip ! Bip ! Bip ! C'est mon téléphone qui sonne. Un nouveau message. C'est elle. Elle me traite de fou. Elle est touchée. Le bijou lui "plaît. énormément".
Je ne sais pas si je dois lui répondre. Oh ! Et puis merde !
"Je suis heureux qu'il te plaise. Mon seul regret est de ne pas pouvoir le voir porté à ton cou. Bisous ma belle amie."
Ce dernier mot est en trop. Mais c'est mon alibi. Avant de penser à autre chose, je dois regagner sa confiance. Je ne veux pas la perdre à nouveau. D'ailleurs, je me demande bien ce que notre cher "Adrien" lui a offert et comment il a réagit. J'adorerais voir sa tête à lui aussi. Après tout, je ne suis qu'un bon ami à elle - sourire mesquin.
Finalement, je suis heureux. Et comme je suis de bonne humeur, je m'en vais de ce pas libérer cette pauvre Maman Noël qui doit trouver le temps long sur sa chaise au fond de ma cave moisie. Pourvu que les rats ne l'aient pas déjà dévorée...
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