Io sono matto

Publié le par Black Flame

Ces derniers temps, plus encore que d'accoutumée, le temps me manque.

Il y a le boulot avec un rapport de 200 pages à rédiger d'ici lundi. Je ne suis pas seul. J'ai donné leur part du travail à mes gars. Et comme je le craignais, à mi-parcours, ce qu'ils ont fait est soit totalement inexistant, soit complètement minable, ou soit encore parfaitement inutile. Et le client - Maudit soit-il ce chien infâme ! - qui semble s'être volatilisé depuis une semaine, au seul moment où il peut m'être utile...

Il y a ce livre que je n'aurais pas dû ouvrir et dont je ne parviens à me défaire. Seuls César et Camille  avaient su jusqu'alors me captiver à ce point. Et me voilà à  passer une bonne partie de la journée et toute ma soirée à lire au lieu d'écrire.

Ecrire. Je n'y pense plus trop ces derniers temps. Voilà même le troisième billet que je publie en retard en trois jours.

C'est à cause de cette fille aux allures d'Isis. Elle tient une grande place dans mes pensées en ce moment. Il faut dire, je ne m'attendais pas à ce qu'elle accepte de si bon gré notre correspondance (c'est d'ailleurs à mon tour de lui écrire, mais j'ai décidé de me faire désiré, d'être mystérieux et d'y aller doucement). Après tout, nous ne nous sommes seulement croisés et ce n'est pas demain la veille que nous pourrons nous voir à nouveau. Elle me surprend.

Surprenante aussi, cette femme à la plume envoûtante, si rare et si précieuse. Je ne sais à quoi m'attendre avec elle. Je brûle de la connaitre, et pourtant je n'ôse rien lui demander. Je voudrais la séduire mais je lui dévoile mon attachement à une autre. Je pourrais lui écrire mais je me contente de la lire. Voilà bien qui est trouble et je me demande fort à propos ce que la belle pense de moi.

Enfin il y a cette nuit, à l'origine de tout, qui me hante depuis si longtemps et que j'ai commencé à écrire dans l'espoir de m'en délivrer. Il faut croire que ça marche : je ne suis plus motivé pour en bien accoucher la suite que je vous livre sans soin : "dans les minutes qui suivent, j'ai refais exactement le même rêve, mais j'ai choisi la seconde cachette. Personne ne m'a vu. J'ai pu m'enfuir. J'étais libre. J'étais vivant."

En y réfléchissant, ce n'est pas tant de temps que je manque, mais seulement de courage.

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Publié dans Carreau

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S
tu parles de tes sentiments pour une autre à Isis... mauvais point pour toi. Tu devrais lui parler de ce livre que tu es en train de lire ;-)
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B
L'inverse. ;)