Jail of flesh

Publié le par Black Flame

Je m'ennuie. Je rêve d'aventures et de danger. Il y a longtemps que je n'ai plus accompli d'"exploit". Ca me manque.

La dernière fois remonte à plus d'un an. J'étais en vacances. Je logeais au sixième et dernier étage d'un hôtel. Mon niveau était le seul qui possédait une terrasse avec vue sur la mer. C'était un jour comme aujourd'hui,où tout me paraît fade et dénué d'intérêt. L'heure de la promenade du soir était venue. Je décidai de ne pas suivre mes amis et ma famille prétextant me sentir mal. Je ne mentais pas. Ma douleur n'était pas physique. Elle était morale. Ils sont donc partis sans moi.

Une fois seul, je sorti sur le balcon, me penchai à la rembarde de sécurité et humai l'air marin. Il y avait quelque chose de frais, de puissant , qui m'attirait. J'appréciais la vue (il n'est plus beau paysage qu'une mer qui dort à la lueur des ténèbres) quand on frappa à ma porte. C'était ma meilleure amie, Athéna.

Je ne sais pas comment elle s'y prend. Elle lit dans mon âme et devine toujours les fois où je ne suis pas au mieux. Elle avait senti que je m'apprétais à faire une connerie. Elle décida donc de me tenir compagnie.

Sa présence ne m'empêcha pas de passer de l'autre côté de la rembarde. Il y avait juste la place pour m'asseoir et le moindre faux pas, la plus petite hésitation m'aurait inéluctablement entraîné dans le vide. Je tremblais. J'avais peur. Je me sentais libre. J'étais heureux. J'étais vivant.

J'incitai ma déesse protectrice à venir me rejoindre. De la même façon que j'avais refusé de l'écouter quelques secondes auparavant lorsqu'elle tentait de me raisonner (tout en sachant pertinnement que c'était peine perdue), elle fit la sourde oreille et préféra se tenir derrière moi, prête à agir si besoin est, tout en craignant terriblement de voir la chose se produire.

Nous restâmes une demi heure ainsi, moi les jambes dans le néant, elle dans mon dos, à discuter du monde, à philosopher et à parlé de toutes ces petites merdes qui composent notre quotidien. Jusqu'à ce que le gérant de l'hôtel frappe à son tour à ma porte. Alors je me suis relevé, j'ai franchi à nouveau la barrière, et ai été ouvrir, comme si de rien n'était.

Il me dit que les gens aux alentours de l'hôtel n'arrêtaient pas d'appeller, pour prévenir d'un "fou sur le point de se suicider". Il ne s'inquiéta pas. Nous nous connaissions bien. Il avait confiance en moi. Il me demanda d'éviter de recommencer.

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Publié dans Carreau

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S
Je ne sais même pas si j'ai envie de savoir si tu as vraiment fait ça ou pas. <br /> Parce que je préfère me dire que oui. Ca te va bien. Et puis tu le racontes si bien qu'on a envie de te tenir compagnie aussi et d'être à la place d'Athéna...
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