Wild Wild West
Esméralda est revenue me voir aujourd'hui, sur MSN. Sa connexion avait coupé hier. Elle n'a pas vu mes dernières phrases quand je lui avouais qu'elle me manque. J'ai hésité, mais je me suis répété. Elle n'a pas compris.
On s'est longtemps parlé. A coeur ouvert (ou presque en ce qui me concerne). Il fallait que ça sorte. Pour elle et pour moi. Elle est très en colère. Pas contre moi mais contre Petit Blond qui continue de mal se comporter avec elle. Je le sais malheureusement que trop bien ; il me confie tout. Elle ne veut plus rien avoir à faire avec lui. Elle ne veut plus entendre parler de lui. Ca tombe bien, moi ça m'arrange. Mais elle continue de me parler de lui. Elle me dit à quel point c'est un connard. Mais aujourd'hui à la différence d'hier, je ne prends plus sa défense. Je ne l'enfonce pas mais j'en ai juste rien à foutre. D'ailleurs je ne me gène pas pour le lui dire.
"J'en ai rien à battre de Petit Blond et de sa copine ! Là je te dis que c'est toi qui me manque." Elle ne m'écoute pas. Elle croit que je regrette le temps défunt où on était encore tous les trois. Tout ce que je regrette vraiment moi c'est le temps passé je suis loin d'elle.
Je lui demande pourquoi ses silences.
Esméralda dit : C'est la situation.
Black Flame dit : Je ne comprends pas. Explique-moi.
Esméralda dit : Tu es son meilleur ami. Tu lui dis tout. C'est un con et je ne veux plus rien à voir avec lui.
Black Flame (sous le choc, un noeud dans la gorge) dit : ??? !!! C'est ça que tu penses de moi ?... Que je lui dis tout ? Que tu ne peux pas me faire confiance ?, Ca ça fait très mal... Je ne lui ai jamais dit qu'on s'est vu. Je ne lui ai pas dit chaque fois que je t'ai envoyé un message. Je lui en ai toujours dit le moins possible sur toi. Je te défends toujours quand je parle de toi avec lui.
Black Flame (silence) : J'ai écrit un livre. Je te l'ai dédié à toi. Il m'a tapé une crise.
Esméralda dit : Bah ça je le savais pas.
Esméralda dit : Tu me l'avais pas dit. Il est venu me parler mal et m'insulter en me l'apprenant. Alors j'ai pas envie qu'il soit dans ma vie ce mec.
Esméralda dit : Tant qu'il aura cette attitude, son entourage et ceux qui me parle de lui c'est pas dans ma vie.
Quand je suis sorti du boulot un peu après, j'avais une haine infinie contre l'univers. En particulier contre mon ami qui une fois de plus filait le parfait bonheur d'un côté et me pourrissait (involontairement) mon existence de l'autre. C'est la deuxième fois que ça arrive avec un femme que j'aime. Je me suis toujours juré de ne jamais briser une amitié avec un pote pour une femme. Mais là j'ai ma dose. Je ne supporte plus le mal qu'il lui fait. Je ne supporte plus qu'il lui parle, qu'il l'insulte, qu'il continue de vouloir exister auprès d'elle. J'ai envie de m'énerver contre lui, de l'entendre raconter ses dernières frasques à son propos et de lui rabattre son caquet une bonne fois pour toute. J'ai envie de me confronter à lui pour elle. Il ne s'est jamais battu de sa vie. Il est assez habile de parole et lâche pour ça. Moi je suis bien plus orgueilleux, fou et irrascible. Je ne laisse jamais un affront me visant impuni, quitte à en payer très cher les conséquences. J'en ferais du Petit Bois. Je le massacrerais. Je n'aurais aucune pitié pour lui mon éternel rival.
Dans le métro, ces pensées effrayantes et violentes me poursuivent. Cinq stations. Changement de ligne. Mêmes rage dans les veines. C'est là qu'elle apparaît tout à côté de moi. Une petite fille dans une poussette. Elle a de grands yeux bleus merveilleux et un sourire radieux à faire fondre de tendresse jusqu'à la plus glaciale des flammes noires. Elle me dévisage. Je suis frappé par la pureté cet ange qui me contemple. Elle se cache brusquement le visage. Suis-je monstrueux à ce point ? Mon regard est-il si obscur qu'il lui fasse peur ? Mon âme damnée est-elle si inhumaine ? Finalement elle retire les mains de sa tête et s'esclaffe toute heureuse, pleine de malice. C'est la plus belle chose qui me soit arrivé depuis des lustres.
On passe tout le trajet à jouer à cache-cache avec son bonnet, mon écharpe, et n'importe quoi derrière lequel se dissimuler. Sa maman rigole en nous voyant.. Au diable l'amour et ses malheurs, le regard des autres mi-amusés mi-inquisiteur, et les chaussures toutes sales de ma petite camarade de jeu sur mon beau pantalon noir ! Pour quelqiues minutes, je suis le plus heureux des hommes.
On s'est longtemps parlé. A coeur ouvert (ou presque en ce qui me concerne). Il fallait que ça sorte. Pour elle et pour moi. Elle est très en colère. Pas contre moi mais contre Petit Blond qui continue de mal se comporter avec elle. Je le sais malheureusement que trop bien ; il me confie tout. Elle ne veut plus rien avoir à faire avec lui. Elle ne veut plus entendre parler de lui. Ca tombe bien, moi ça m'arrange. Mais elle continue de me parler de lui. Elle me dit à quel point c'est un connard. Mais aujourd'hui à la différence d'hier, je ne prends plus sa défense. Je ne l'enfonce pas mais j'en ai juste rien à foutre. D'ailleurs je ne me gène pas pour le lui dire.
"J'en ai rien à battre de Petit Blond et de sa copine ! Là je te dis que c'est toi qui me manque." Elle ne m'écoute pas. Elle croit que je regrette le temps défunt où on était encore tous les trois. Tout ce que je regrette vraiment moi c'est le temps passé je suis loin d'elle.
Je lui demande pourquoi ses silences.
Esméralda dit : C'est la situation.
Black Flame dit : Je ne comprends pas. Explique-moi.
Esméralda dit : Tu es son meilleur ami. Tu lui dis tout. C'est un con et je ne veux plus rien à voir avec lui.
Black Flame (sous le choc, un noeud dans la gorge) dit : ??? !!! C'est ça que tu penses de moi ?... Que je lui dis tout ? Que tu ne peux pas me faire confiance ?, Ca ça fait très mal... Je ne lui ai jamais dit qu'on s'est vu. Je ne lui ai pas dit chaque fois que je t'ai envoyé un message. Je lui en ai toujours dit le moins possible sur toi. Je te défends toujours quand je parle de toi avec lui.
Black Flame (silence) : J'ai écrit un livre. Je te l'ai dédié à toi. Il m'a tapé une crise.
Esméralda dit : Bah ça je le savais pas.
Esméralda dit : Tu me l'avais pas dit. Il est venu me parler mal et m'insulter en me l'apprenant. Alors j'ai pas envie qu'il soit dans ma vie ce mec.
Esméralda dit : Tant qu'il aura cette attitude, son entourage et ceux qui me parle de lui c'est pas dans ma vie.
Quand je suis sorti du boulot un peu après, j'avais une haine infinie contre l'univers. En particulier contre mon ami qui une fois de plus filait le parfait bonheur d'un côté et me pourrissait (involontairement) mon existence de l'autre. C'est la deuxième fois que ça arrive avec un femme que j'aime. Je me suis toujours juré de ne jamais briser une amitié avec un pote pour une femme. Mais là j'ai ma dose. Je ne supporte plus le mal qu'il lui fait. Je ne supporte plus qu'il lui parle, qu'il l'insulte, qu'il continue de vouloir exister auprès d'elle. J'ai envie de m'énerver contre lui, de l'entendre raconter ses dernières frasques à son propos et de lui rabattre son caquet une bonne fois pour toute. J'ai envie de me confronter à lui pour elle. Il ne s'est jamais battu de sa vie. Il est assez habile de parole et lâche pour ça. Moi je suis bien plus orgueilleux, fou et irrascible. Je ne laisse jamais un affront me visant impuni, quitte à en payer très cher les conséquences. J'en ferais du Petit Bois. Je le massacrerais. Je n'aurais aucune pitié pour lui mon éternel rival.
Dans le métro, ces pensées effrayantes et violentes me poursuivent. Cinq stations. Changement de ligne. Mêmes rage dans les veines. C'est là qu'elle apparaît tout à côté de moi. Une petite fille dans une poussette. Elle a de grands yeux bleus merveilleux et un sourire radieux à faire fondre de tendresse jusqu'à la plus glaciale des flammes noires. Elle me dévisage. Je suis frappé par la pureté cet ange qui me contemple. Elle se cache brusquement le visage. Suis-je monstrueux à ce point ? Mon regard est-il si obscur qu'il lui fasse peur ? Mon âme damnée est-elle si inhumaine ? Finalement elle retire les mains de sa tête et s'esclaffe toute heureuse, pleine de malice. C'est la plus belle chose qui me soit arrivé depuis des lustres.
On passe tout le trajet à jouer à cache-cache avec son bonnet, mon écharpe, et n'importe quoi derrière lequel se dissimuler. Sa maman rigole en nous voyant.. Au diable l'amour et ses malheurs, le regard des autres mi-amusés mi-inquisiteur, et les chaussures toutes sales de ma petite camarade de jeu sur mon beau pantalon noir ! Pour quelqiues minutes, je suis le plus heureux des hommes.
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